Les bons miels de cru de Thomas Jacques
Thomas Jacques prend soin de ses abeilles pour obtenir un miel riche et naturel. Installé du côté de Monlet, il produit depuis une dizaine d’année du miel de montagne en agriculture bio. Chaque pot est millésimé et raconte une histoire. Ses ruches, qui sont disposées à Chanteuges sur le plateau casadéen, mais aussi sur les hauteurs du Puy-de-Dôme, lui permettent de produire du miel de framboisier, de sapin, de bruyère, d’acacia et de ronces. Il fabrique également de l’hydromel et du vinaigre de miel, idéal pour l’assaisonnement des salades.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer dans cette activité ?
Thomas Jacques : J’ai eu envie de devenir apiculteur lorsque j’étais petit. J’ai eu l’occasion de m’intéresser au métier dès l’âge de 8 ans, et jusqu’à mes 14 ans, car Il y avait un apiculteur qui avait des ruches chez moi. Mon métier de base c’est celui d’aquaculteur, mais il faut savoir que l’apiculture est très liée à l’eau.
Je suis installé du côté de Monlet et j’ai la chance d’exercer mon activité depuis 10 ans. J’ai démarré la première saison en 2017 et j’ai appelé mes miels Le Mî, pour faire un clin d’œil à mes origines alsaciennes. Le Mî, c’est le miel !
De combien de ruches disposez-vous aujourd’hui ?
À l’heure actuelle, j’en ai une centaine. Au printemps, j’ai sorti 90 ruches de l’hiver suite aux mortalités hivernales. Il y a eu de gros impacts causés par le frelon asiatique à la fin de l’été dernier, et donc des pertes conséquentes en hiver.
Vous faites de la transhumance ?
Oui. J’ai des ruchers d’hivernage et des ruches fixes. Je déplace mes ruches en fonction des miellées. Il y en a une partie sur les hauteurs de Chanteuges, à 500m d’altitude, et une autre sur le plateau casadéen. J’ai à la fois des ruches sur la Haute-Loire, mais également dans le Puy-de-Dôme car j’ai repris en 2017 une miellerie collective qui regroupe 9 apiculteurs, dont mon ancien patron et qui s’appelle la miellerie Co.

Quels types de miels produisez-vous ?
Essentiellement des miels de montagne. Je propose des miels de cru, c’est ce qui me distingue des autres apiculteurs. Toutes mes miellées sont datées et leur histoire est résumée sur chaque pot de miel. Il y a par exemple le miel de framboisier qui est produit en 2025.
Quand j’arrive à en faire, je produis du miel de sapin, mais aussi du miel de bruyère grâce aux ruches disposées au col des Supeyres, sur la commune de Valcivières, dans le Puy-de-Dôme. J’ai pu faire du miel d’acacia l’an dernier grâce aux ruches disposées à Chanteuges. Je produis également du miel de ronces et des miels toutes fleurs de montagne.
Et d’autres spécialités à base de miel ?
Oui. Je n’ai pas voulu me lancer dans la fabrication de confiseries comme le faisait mon ancien patron. Et puis, pas mal de mes collègues font du pain d’épices ou du nougat. J’ai commencé par produire de l’hydromel, à base d’une fermentation d’eau et de miel. Je n’en fais pas tous les ans, mais ce sont des produits de longue conservation.
Et puis, je fabrique du vinaigre au miel. C’est un peu complexe à réaliser car cela nécessite une double fermentation. Il y a une fermentation alcoolique et une fermentation acétique. C’est idéal pour l’assaisonnement des salades. Il est assez doux, avec des saveurs de miel.
C’est important d’être en bio ?
Oui. Je suis en agriculture bio depuis 2021. Tout ce que je produis est bio, sauf l’hydromel car c’est un un produit conçu en collectif. C’est important dans le contexte actuel. On connaît de grosses mortalités d’abeilles et on constate un effondrement du vivant en général.
Les causes et conséquences sont visibles dans mon activité d’apiculteur. Mon ancien patron avait en moyenne 5% de pertes, aujourd’hui je déplore 30% de pertes en moyenne au niveau de mes ruches. Ce n’est pas par hasard que je place mes ruches à Chanteuges, car là-bas la nature est préservée au trois quarts, avec une diversité florale.
Comment peut-on se procurer vos produits ?
On peut venir me voir à Monlet pour récupérer une commande effectuée par téléphone. Dans ce cas, je cale un rendez-vous avec mes clients. On peut également trouver mes produits à la librairie Dans la forêt à la Chaise-Dieu, qui dispose d’une petite épicerie fine et puis au magasin de producteurs Le Local, à Ambert.
Pratique :
Thomas Jacques – Apiculteur
4 rue de Pouzat Varenne – 43270 Monlet
Tél. : 06 81 49 77 41
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