Le Velay à l’honneur pour la 3e édition d’Altistoria au Monastier-sur-Gazeille

·5 octobre 2026·Actualités·3 min·

Du 9 au 11 octobre, la Petite cité de caractère du Monastier-sur-Gazeille accueille le festival Altistoria. Après le succès d’Yssingeaux et d’Auzon, cet événement itinérant invitera les habitants et les visiteurs à s’immerger au cœur de la mémoire vellave à travers des conférences, des contes, des lectures, des expositions et des spectacles vivants à la salle des fêtes. Une occasion unique de découvrir ou redécouvrir l’histoire d’exception du territoire du Velay. Rencontre avec son fondateur, Loïs Chambon.

Pouvez-vous nous présenter le festival Altistoria en quelques mots ?

Loïs Chambon : Altistoria c’est un média, c’est une marque en fait qui est dédiée à l’histoire locale et au patrimoine altilgérien. Dans ce média, vous avez des émissions radios quotidiennes qui sont diffusées sur Radio Haute-Loire en exclusivité depuis 2022. Et puis le festival, c’est le deuxième axe de développement qu’on met en place depuis 2024. En fait, ce festival, c’est un rendez-vous physique, puisqu’avec la radio, on a seulement la voix. Le festival, c’est vraiment le moment de l’année où on se rencontre, nous en tant qu’intervenants radio, avec nos intervenants et avec le public aussi.

Pourquoi avoir choisi le Monastier-sur-Gazeille pour cette nouvelle édition ?

Tout d’abord, c’est le fait que le Monastier-sur-Gazeille est labellisée Petite cité de caractère. Il n’y en a pas beaucoup en Haute-Loire, 6 ou 7… Et puis, les collectivités qui nous soutiennent ont vraiment une appétence pour la culture. Le Monastier-sur-Gazeille, c’était l’occasion véritablement d’aborder le territoire du Velay. Donc, pour nous, souligner les attraits du territoire du Velay.

Quels grands marqueurs de l’histoire du Velay le public va-t-il pouvoir découvrir ?

Cela va des 300 ans d’histoire de la dentelle en Velay à l’épopée de la ligne Transcévenole, en passant par la géologie de nos paysages et la vie des premiers peuples dans le Mézenc, la Loire et le Velay. On parlera bien sûr des béates, de l’art roman dans le Velay et des édifices remarquables comme le Viaduc de la Recoumène.

Également des pages un peu plus sombres de l’histoire ?

La résistance, c’est le moment fort du festival. Il en sera question dès le vendredi soir. C’est un thème lourd, qui est parfois assez émouvant. Ça a impacté énormément les destins locaux dans le Velay et en Haute-Loire en général. Et, à cette occasion-là, on accueillera une magnifique exposition des archives départementales qui s’appelle « Portrait d’altiligériens durant la Seconde Guerre mondiale », qui met en avant des résistants français.

Et sous quelles formes ?

À la salle des fêtes du Monastier-sur-Gazeille, nous proposerons des tables rondes, des conférences, des spectacles vivants mais aussi des contes et des lectures.

Les collégiens du Monastier-sur-Gazeille participent également à l’événement ?

Oui. Le vendredi 9 octobre, les élèves de 5e, 4e et 3e des collèges Saint-Dominique et Laurent-Eynac, présenteront leurs recherches sur les thèmes choisis pour le festival, sous forme de conférences, de table ronde, de spectacles vivants, d’expositions. C‘est le fruit d’un partenariat mis en place avec l’Éducation nationale. Ça fait trois ans que l’on travaillait là-dessus.

Quel est le principal objectif recherché à travers la 3e édition d’Altistoria ?

L‘objectif c’est de rassembler les intervenants mais aussi le public, qu’il soit historien, issu du monde académique, du monde d’amateurs, du monde de l’enseignement. Il y a beaucoup de cloisonnement dans ce milieu-là en France. Il y a les colloques des professionnels d’un côté et les associations en matrice de l’autre.

Moi, j’ai toujours trouvé ça dommage. Je pense qu’on œuvre pour une cause quand on se rassemble et qu’on dialogue ensemble. Et donc Altistoria, c’est un endroit qui est fait pour ça.

Pratique :
Altistoria
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lois.chambon@altistoria.fr