L’Auberge des amis conjugue hospitalité et gourmandise
À Monistrol d’Allier, Aurélien Bergiel et Gaëlle Flandin ont repris l’Auberge Le Pain de Sucre en septembre dernier, un hôtel-restaurant qu’ils ont rebaptisé l’Auberge des amis, et qui est très apprécié par celles et ceux qui s’élancent sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Tout droit venus de Marseille et forts de leur expérience dans l’hôtellerie de groupe, ils ont décidé de tourner une grande page pour s’installer à leur compte et faire de l’établissement un lieu de vie et de partage, où l’on sert une cuisine 100% maison, généreuse et élaborée avec des produits locaux.

Quel a été votre parcours professionnel avant de reprendre l’auberge ?
Aurélien Bergiel : J’ai commencé dans l’hôtellerie-restauration en région parisienne, à l’école hôtelière Jean Drouant-Médéric, avant de travailler pour des groupes hôteliers comme le groupe Accor, et notamment au Radisson à Marseille.
Gaëlle Flandin : J’ai travaillé à l’étranger, en Allemagne, en Angleterre et en Espagne, et puis également au Radisson, à Marseille. C’est là où j’ai rencontré Aurélien, qui est devenu mon compagnon. Il est originaire de Béthune, dans le nord de la France, et moi je suis native de Paris, mais j’ai des attaches familiales ici car mon père est originaire de Monistrol d’Allier.
Qu’est-ce qui vous a donné envie de reprendre cette auberge ?
Aurélien Bergiel : On est tombés amoureux de cet endroit en y venant tous les deux en vacances et des gens qui se trouvent ici. Même si l’auberge était bien restée dans son jus, on s’est dit que c’était le moment à nos âges de se lancer, de franchir le pas et d’ouvrir notre propre affaire. On a ouvert l’Auberge des amis le 14 septembre dernier.
Gaëlle Flandin : J’ai toute ma famille dans ce village et depuis que je suis petite je connais cet endroit. Je me suis rendue compte qu’il y avait pas mal de choses fermées, on va dire en hiver, et c’est vrai qu’avec les copains et les copines on devait se déplacer quand même assez loin. C’est ce qui m’a donné envie d’ouvrir cet endroit pour en faire un lieu de partage ouvert toute l’année.
Et le fait qu’elle se situe sur le chemin de Saint-Jacques ?
Aurélien Bergiel : C’est un gros atout, parce qu’il y a de plus en plus de marcheurs, depuis le film Compostelle et puis les médias parlent de plus en plus de la région. L’attractivité, elle est vraiment là, elle est vraiment présente aujourd’hui. Quand je venais ici en vacances, il n’y avait pas grand chose ouvert pour les pèlerins et aussi pour les locaux.

Quels services proposez-vous à ceux qui le font ?
Gaëlle Flandin : À toute heure, on leur remplit leurs gourdes. On leur propose une carte de snacking et ils peuvent se procurer des sandwiches, lorsqu’ils s’arrêtent chez nous. On veut que les gens soient contents et qu’ils repartent avec le sourire. Et par la suite, on proposera une épicerie de dépannage.
Quel type de cuisine proposez-vous ?
Aurélien Bergiel : On propose une cuisine familiale et amicale, composée de plats locaux et traditionnels et familiaux comme le bœuf bourguignon, ou la blanquette de veau. Il y a une carte de restaurant normale et un menu du jour qui est à 22 euros et qu’on met à 17 euros pour les ouvriers aussi, parce qu’il faut penser aussi à eux. Ils peuvent se procurer un panier repas à 17 euros.
Avec des produits locaux ?
Aurélien Bergiel : Au maximum. Par exemple, le lait nous est fourni par Christine Barbalat à Costaros, nos viandes et charcuteries proviennent des Salaisons de Vazeilles Limandre.
Et côté ambiance ?
Aurélien Bergiel : L’ambiance est amicale et familiale, c’est pour cela que l’on a appelé l’établissement l’Auberge des amis. C’est pour ça qu’on a mis des jeux de fléchettes, un billard et un baby-foot. C’est un lieu de rencontre pour les gens du village et ceux qui font étape chez nous.
Gaëlle Flandin : C’est convivial, comme à la maison, mais en même temps on garde aussi l’esprit d’exigence que l’on a appris lorsqu’on travaillait dans des établissements étoilés.
Un mot sur les chambres ?
Aurélien Bergiel : On va proposer 17 chambres, une fois les travaux de rénovation effectués. Il y en avait 21 lorsqu’on a repris l’établissement. On va garder des chambres pour les marcheurs, et d’autres pour les vrais touristes, entre guillemets. On veut proposer deux chambres beaucoup plus grandes, avec une suite dotée d’un jacuzzi.
La Minute vellave…
Quel sont les produits vellaves que vous utilisez en cuisine ?
En cuisine, je travaille beaucoup avec la salaison de Vazeilles-Limandre. Elle me ramène de beaux produits. Pareil sur les boissons, je travaille avec La Petite Merveille pour les liqueurs, la Verveine par exemple. Par la suite, j’aimerais également proposer des fromages locaux.
Où aimez-vous le plus vous balader dans le Velay ?
Au Puy-en-Velay, où je trouve magnifique le spectacle des lumières sur les bâtiments emblématiques de la ville. Et puis, il y a le départ du chemin de Compostelle, avec le côté religieux que cela représente. On n’a pas pu assister cette année au Roi de l’Oiseau, mais les photos que l’on a vues étaient magnifiques. On aimerait bien également se rendre à la Chaise-dieu.
Il n’y a pas que au Puy-en-Velay, il y a aussi Saugues, le lac du Bouchet. Dès qu’on a un peu de temps, on essaie de sortir un petit peu du village.
Une personnalité locale qui ne vous laisse pas indifférent ?
La tante de Gaël, qui est décédée cette année, qui a travaillé ici il y a des années à l’époque de Sarda. Elle était avec nous au départ sur ce projet. Malheureusement, elle n’a pas pu le voir finalisé, mais oui, c’est une personne emblématique au niveau local.
Quels sont, selon vous, les atouts du Velay ?
Ce sont les gens qui vivent ici, les locaux, les agriculteurs, les producteurs. C’est toute cette richesse qu’on a réussi encore à garder avec le tourisme aussi, mais à l’échelle humaine.
Il y a bien sûr les paysages, mais également la simplicité des gens. Après, ça c’est autre chose, mais je trouve qu’ici, il y a beaucoup de partage. Tout le monde se connaît et s’entraide s’il manque quelque chose. On prend soin l’un de l’autre, on va dire.
Pratique :
L’auberge des amis
644 Rte du Gévaudan – 43580 Monistrol-d’Allier
Téléphone : 06 01 86 25 44
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