Des visites guidées au Gaec Fleurs de verveine

·13 juillet 2026·Actualités·5 min·

Nicole et Gilbert Montagnon, ainsi que leur fils Florent aidé de sa compagne Chloé, travaillent au Gaec « Fleurs de verveine », en agriculture bio. Ils cultivent cette plante emblématique de la Haute-Loire sur les hauteurs de Rosières, au hameau de Rougeac. Chaque année, ils produisent environ 150 kilos de feuilles séchées de verveine et proposent également des infusettes, du sirop, de la liqueur de verveine, des bonbons et des biscuits. Ils innovent cette année en proposant des visites guidées de leur exploitation.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’organiser ces visites guidées ?

Nicole : L’idée m’est venue il y a très longtemps. J’ai décidé de proposer des visites cette année pour expliquer un peu notre métier et la production de la verveine surtout. Notre exploitation s’étend sur une surface d’environ deux hectares et demi au total, et on cultive la verveine sur 600-800 mètres carrés en agriculture bio.

Comment se déroulent-elles ?

Nicole : Pour commencer, on montre la plantation de la verveine. On explique aux gens qui viennent nous voir comment on procède aujourd’hui au niveau de la culture, et comment on procédait auparavant. Après, on leur montre un petit peu l’effeuillage de la verveine et comment on la fait sécher.

On leur explique également ce qu’est le bouturage. Et puis, bien sûr, comment tous nos produits sont transformés. Il y a d’ailleurs une petite dégustation à la fin de la visite. Je précise qu’il faut nous appeler pour réserver un créneau de visite.

Qu’est-ce qui a changé justement au niveau de la culture ?

Florent : On s’est adapté au climat. On a eu des hivers de plus en plus doux et des étés de plus en plus chauds. Il y a cinq ans, on a décidé d’installer des tunnels sur l’exploitation pour pouvoir cultiver la verveine de façon pérenne. Auparavant, on la plantait au mois de mai, on l’arrachait en novembre et on la mettait en serre froide, hors gel.

Ce qu’on a mis en place nous évite toute cette manipulation et ça nous permet d’étendre un petit peu la culture de la verveine, pour qu’elle puisse démarrer un peu plus tôt, finir un peu plus tard et pouvoir gérer les aléas de la météo.

Que représente la production aujourd’hui ?

Florent : On a différentes gammes. On va dire qu’on a une gamme de feuilles premier choix que l’on vend à notre clientèle pour les infusions et puis après, une feuille second choix qu’on va utiliser justement pour nos produits transformés. On peut dire que l’on produit aux alentours de 150 kg de feuilles séchées par an.

Un mot sur les produits transformés ?

Nicole : Il y a tout d’abord la liqueur de verveine. Il y a aussi le sirop de verveine, on a des biscuits réalisés avec 100% farine de lentilles et de la poudre de verveine à l’intérieur. On a des cookies chocolat verveine, de la gelée de verveine, du chutney de verveine, du chutney lentilles verveine, des bonbons à la verveine et pour finir, des infusettes que l’on fait nous-mêmes, puisqu’on a la machine à infusettes à la verveine.

On propose d’ailleurs maintenant une gamme « bien être » que ma belle-fille a mis en place et qui s’appelle « Respire » avec un mélange de plantes.

Quelle est votre clientèle ?

Nicole : On est en gaec depuis 2017, mais cela fait depuis 30 ans que l’on produit de la verveine ici. Notre clientèle s’est élargie un peu depuis que Florent nous a rejoint et a lancé la liqueur de verveine.

Florent : Notre clientèle s’est élargie, mais c’est une volonté de notre part de ne pas trop s’éparpiller au niveau national. On a un site internet qui est quand même assez performant et on commence à être reconnu sur la culture de la verveine.

L’élargissement de la gamme a permis d’avoir d’autres clients. Il y en a qui sont fidèles et qui achètent notre verveine depuis 20 ans. Et puis après, on a une clientèle de professionnels qui nous demandent de la verveine séchée notamment. On travaille avec des brasseurs ou des restaurateurs, mais on souhaite limiter un peu la demande, pour se concentrer sur une demande locale et régionale, parce qu’on est souvent en rupture.

Des projets ?

Florent : Oui, et ça sera justement un petit peu en lien avec les visites sur notre exploitation qu’on lance cette année. Le plus gros projet qu’on a pour l’année prochaine ou 2028, c’est la création d’un bâtiment, avec un laboratoire de transformation plus adapté à notre activité.

Et surtout, une boutique qui va nous permettre de pouvoir accueillir les gens dans de meilleures conditions qu’aujourd’hui, avec un lieu de stockage. Ce sera un bâtiment d’environ 400 mètres carrés. Ensuite, on souhaiterait investir dans du matériel performant afin de proposer d’autres produits transformés.

Comment se procurer vos produits ?

Florent : Ici, en vente directe, au sein de notre exploitation. On retrouve également nos produits dans des magasins de producteurs comme La Ferme Ponote à Brives-Charensac, les Bioccop sur la commune du Puy-en-Velay et certaines salaisons et épiceries fines.

Pratique :
Fleurs de verveine
1548 chelin de Rougeac- 43800 Rosières
Tél. : 06.74.82.51.59
Email: contact@fleurs-de-verveine.fr
www.fleurs-de-verveine.fr
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