Les bons produits bio de la Ferme Terroir Utile

·2 novembre 2026·Actualités·5 min·

C’est à la Ferme Terroir Utile située au hameau de Cleyssac à Malrevers, que Jean-Baptiste Léchenet cultive des fruits et légumes de saison, mais aussi des champignons, au pied du Suc de Chauven. Sur place, on peut acheter des prunes, des pommes, des poires, des cerises et des coings mais aussi du cassis, des groseilles, des salades, des radis, des épinards ou bien encore des tomates, des melons, et des pastèques.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer dans cette activité ?

Jean-Baptiste Léchenet : L’amour de la nourriture, tout simplement. J’adore cuisiner et manger des produits de qualité. J’avais réfléchi à me réorienter dans le domaine de la restauration, mais le rythme des horaires, ça ne m’allait pas. Alors, je me suis dit : pourquoi ne pas déjà commencer par là et faire des bons produits, d’où l’idée de créer un atelier de maraîchage pour obtenir des produits de qualité. J’ai démarré mon activité en juin 2023.

Quelles sont les spécificités de la ferme ?

Il y a des légumes, des fruits de saison mais aussi des poules pondeuses, des champignons en cave et même du miel mis à disposition par un apiculteur qui est basé à Moudeyres. L’idée est de mettre à disposition des produits locaux de qualité toute l’année pour faire de bons repas.

L’objectif aussi, c’est d’avoir une pépinière pour pouvoir vendre des arbres fruitiers qui vont dupliquer les espèces de la ferme. Il y a 4 500 m² de maraîchage avec des serres à proximité de la ferme. Ça se trouve à l’arrière des bâtiments. Et puis, deux parcelles supplémentaires.

Quels types de fruits et légumes cultive-t-on ?

Il y a des prunes, des pommes, des poires, des cerises et des coings. Il y a différentes variétés d’arbres fruitiers qui ont été plantés, d’autres qui viendront un peu plus tard. Et après, il y a du cassis et des groseilles, au niveau des petits fruits. Il y a aussi une quarantaine de variétés au niveau des légumes. Actuellement, il y a des salades, des radis, des épinards, mais aussi des tomates, des melons, des pastèques, en saison.

Et de quelle façon ?

Le but, c’est d’avoir des produits qui soient frais et bons à manger et pas forcément des produits qui vont se conserver sur le long terme. Les fruits et les légumes que l’on trouve en supermarché peuvent rester plus longtemps sur les étals, mais ils ont une peau plus dure et un peu moins de goût, alors que les miens sont à consommer plus rapidement, mais ils ont plus de saveur.

L’importance de la biodiversité permet de garder des zones en friche pour avoir une variété d’insectes et d’autres animaux qui vont être favorables à une bonne synergie avec l’environnement. La mise en place de haies favorise des habitats naturels pour tous les animaux, et la récupération des eaux de pluie pour l’arrosage permet de limiter l’impact sur les nappes phréatiques. Après, la nature fait le reste.

C’est important d’être en bio ?

Oui, c’est important d’avoir des pratiques un peu plus vertueuses pour l’environnement et pour l’être humain aussi. C’est important aussi d’essayer de mieux contrôler au final ce qui arrive dans notre assiette, ce qu’on va consommer. On essaie d’évoluer vers des pratiques plus proches de nos besoins pour le futur.

Vous cultivez également des champignons ?

Oui. L’objectif, c’est de pouvoir à terme faire le substrat. Mais là pour le moment, j’achète des ballots inoculés. Je fais des pleurotes qui font un petit complément. C’est un peu le petit plaisir de proposer des champignons frais. Et à terme, l’idée ce serait de récupérer des copeaux de bois d’une sciure que je me procure pas loin d’ici, et de faire mon propre substrat, afin d’arriver à un système qui soit un peu plus en autonomie vis-à-vis des ressources extérieures.

Après, les ballots peuvent être donnés aux poules ou être compostés. Donc, ça rentre un peu dans le système global.

Vous proposez aussi du miel ?

Oui. J’ai un collègue apiculteur qui s’appelle Paul Silvers, qui est en train d’installer sa miellerie dans l’ancienne bergerie de la ferme, et qui sera à demeure dès cette année. Il dispose d’environ 400 ruches en Haute-Loire et il est basé à Moudeyres. Ça permet d’avoir des produits diversifiés avec le miel et des produits transformés.

Des projets ?

Alors, je fournis de temps en temps la cantine de Malrevers. Et l’idée, après, c’est de proposer mes produits à des magasins ou des restaurateurs, mais aussi auprès des restaurations collectives.

Comment se procurer vos produits ?

Ici à la ferme, le mercredi et le vendredi de 16h à 19h, dans le magasin que j’ai ouvert dans l’ancienne étable. Il y a également un site en ligne pour voir les produits en stock, et pouvoir commander à l’avance. Enfin, je suis présent sur le marché de Rosières le samedi matin et le nouveau marché à Saint-Vincent.

Pratique :
Ferme Terroir Utile
785 route de Rosières – 43800 Malrevers
Tél : 06 83 80 55 21
www.terroir-utile.fr
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