Fleur de Cuir : l’excellence de la sellerie en Velay

·7 octobre 2026·Actualités·3 min·

Passionnée par le travail du cuir et le monde équestre, Gaëlle Giordano a décidé de faire de son rêve une réalité à la suite d’une reconversion professionnelle. Après une formation au sein de l’école d’Yves Tartaud dans l’Hérault, elle a créé l’atelier Fleur de Cuir sur la commune de Malrevers. Elle confectionne des articles de sellerie équestre, des accessoires canins et de la petite maroquinerie. Pour se différencier, elle mise sur les détails et s’appuie sur un savoir-faire traditionnel pour confectionner ses articles.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir artisane sellier harnacheur ?

Gaëlle Giordano : J’ai effectué une reconversion professionnelle après avoir travaillé durant quinze ans dans un commerce, car j’ai eu l’impression d’avoir fait le tour. J’aime beaucoup le cuir et j’avais envie de faire un travail manuel et de donner un sens à ce que je fais. L’idée de devenir artisane Sellier Harnacheur est donc partie de là.

J’ai commencé à travailler dans l’une des pièces de ma maison en 2024, avant de créer mon propre atelier en 2025 dans l’une d’entre elles.

Quelle a été votre formation ?

J’ai passé mon CAP en sellerie harnachement chez Yves Tartaud, à Marsillargues dans l’Hérault. J’ai suivi ensuite la formation sur la fabrication de selle anglaise. Cela m’a permis d’en fabriquer une en totalité et à la main, et d’acquérir un savoir-faire supplémentaire.

Quels articles fabriquez-vous ?

Je fabrique du matériel d’équitation sur mesure, principalement de la briderie pour les chevaux, des accessoires canins, comme par exemple des colliers et des laisses mais aussi des articles de maroquinerie, comme par exemple des sacs à main et des sacoches.

Avec quels types de cuir ?

J’utilise principalement du cuir de bovin et tanné végétal majoritairement. C’est beaucoup moins polluant et le cuir a tendance à patiner. C’est ce que l’on appelle un cuir vivant.

Vos créations nécessitent beaucoup de travail ?

Pour réaliser un licol, qui est une pièce de harnachement pour un cheval, il faut un certain nombre d’heures en fonction de la complexité du travail à effectuer. Un bombé, par exemple, demande un travail supplémentaire.

C’est le cas également si l’on rajoute un insert en cuir de saumon que l’on retrouve dans les modèles de luxe. Et puis, tout dépend si le licol est doublé ou non avec du cuir de veau et s’il possède ou non du cousu rond. Il faut une journée pour faire un licol assez simple et une demie-journée de plus pour en créer un plus complexe, avec plus de détails.

Quels types d’outils utilisez-vous ?

Un abat-carre pour faire les finitions, une alène pointue pour marquer tous les repères et faire des tracés, comme on peut le faire avec un crayon, un couteau demi-lune qui est l’outil emblématique du sellier harnacheur et qui permet de faire toutes les découpes. Également, une alène losangique pour faire des trous dans le cuir et deux aiguilles et un fil de lin ciré à la main pour le travail de couture.

Quelle clientèle ciblez-vous ?

Surtout des particuliers qui possèdent un cheval. Et puis, un petit peu les clubs équestres pour du travail de réparation en particulier.

Comment vous contacter ?

Par téléphone, en me laissant un petit message. On peut également le faire en se connectant sur mon site internet.

Pratique :
Fleur de Cuir Artisane Sellier Harnacheur
43800 Malrevers
Téléphone : 06 85 37 24 66
www.fleurdecuir-sellierharnacheur.com
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