Julien Bonnefoy nous régale de ses fruits rouges
Julien Bonnefoy récolte chaque année des framboises, des fraises, des groseilles et des myrtilles, à un peu plus de 1.000 mètres d’altitude, du côté de Varennes, sur la commune de Saint-Privat-d’Allier. Il s’est mis à son compte en 2018 et il fait aujourd’hui partie des producteurs recensés par le GIE Des Fruits Rouges des Monts du Velay. Il propose de la vente directe au sein de son exploitation, mais une grande partie de sa production est commercialisée par le groupement auquel il adhère.

Pourquoi vous-êtes-vous lancé dans la production de fruits rouges ?
Julien Bonnefoy : C’était l’une des activités de mon père qui est aujourd’hui à la retraite, mais qui me donne encore un coup de main. J’étais maître-nageur et ça ne me convenait pas, car j’avais envie de travailler à mon compte. Alors, je me suis servi un peu du savoir-faire de mon père, un peu de son matériel et j’ai démarré l’activité en 2018.
Quelle a été votre formation ?
Alors, j’avais un bac plus 4. J’ai fait STAPS entre autres, pour devenir professeur de sport. Et puis après, je me suis installé avec les aides agricoles. Mais, pour faire ce que je fais, il fallait avoir au moins un bac agricole. Je me suis formé au Puy-en-Velay pour obtenir un Brevet Professionnel Responsable d’Exploitation Agricole, avant de m’installer.
Que vous a apporté cette nouvelle activité ?
Ça m’a permis de faire plein de choses, de retaper un peu tous les bâtiments de l’exploitation. Et puis ici , le bureau, comme je dis, est bon ! C’est-à-dire que l’hiver il fait froid, l’été il fait chaud. On est bien dans le rythme des saisons. Et puis, les tâches sont quand même particulièrement différentes tout au long de l’année. Et ça, c’est très important.
Quels types de fruits cultivez-vous ?
Aujourd’hui, je cultive de la fraise, de la framboise, de la groseille, de la myrtille et bientôt de la mûre, en plein sol. Pour les fraises j’utilise une variété ancienne qui s’appelle Elsanta et la Sensation également. Pour la culture des framboises j’utilise la Meeker, qui est une variété ancienne et la Vajolet, qui est une nouvelle variété.

C’est important de faire partie du Groupement des Fruits Rouges des Monts du Velay ?
Oui ! À mes yeux, c’est primordial. Si on fait partie du GIE des perles rouges du Mont du Velay, on peut faire 1 hectare, 2 hectares de culture. Dans le groupement du GIE, on a un directeur commercial, Denis Chirouze qui est exceptionnel en termes d’investissement.
C’est presque lui qui décide, ou qui, en tous les cas, nous pousse à produire telle ou telle variété de fruits, parce que c’est lui qui les vend ensuite. Et puis, on a deux techniciennes, Marine et Florence qui font un boulot génial, qui arrivent sur l’exploitation et qui voient une grande partie des choses qu’on n’a pas vues. La culture des fruits rouges est très technique.
Cela demande justement beaucoup de travail ?
Oui, on dit que les petits fruits rouges sont chers et on ne va pas se mentir, c’est vrai, mais d’un autre côté, pour faire de la fraise au sol comme ce que je fais moi, il y a du travail. Il faut surveiller les plantations. Il y a de l’investissement parce qu’on fait tout sous bâche et il faut avoir de quoi arroser. Par exemple, pour les framboises, on parle de 1000 heures de travail hors récolte par an, à l’hectare.
Vous travaillez en agriculture raisonnée ?
Oui. On essaie de faire de l’agriculture très raisonnée. Par exemple quand on se bagarre avec les araignées rouges, on utilise de la macération huileuse d’ail pour les combattre. On essaie de soigner les plantations avec un peu d’huile essentielle et on essaie surtout de prévenir les problèmes phytotechniques par la gestion de la densité, un bon arrosage et un bon amendement.
Où peut-on se procurer les fruits que vous cultivez ?
On peut les trouver chez moi, ici à Varennes où je propose de la vente directe au sein de l’exploitation. Ensuite, le GIE dispose d’un magasin à Pouzols de Saint-Jeures exactement. Et puis ensuite, nos fruits sont dispatchés dans toute la France et en particulier dans la région sud-est. On en trouve aussi un peu à Rungis. Et puis, bien entendu, le GIE essaie de les vendre localement à travers plusieurs enseignes comme Grand Frais.
Des projets ?
J’aimerais cultiver un peu de cassis, mais c’est dur à produire et c’est dur à ramasser. Ce n’est pas très rentable, mais c’est bon. Et puis, ma femme qui va s’installer a envie de faire des confitures et d’autres produits, comme par exemple du cuir de fruits. Elle voudrait proposer une gamme assez large avec les fruits de la ferme.
Pratique :
Julien Bonnefoy – Fruits rouges
Hameau de Varennes – 43580 Saint Privat d’Allier
Tél. : 06 77 69 58 75
www.fruitsrougesduvelay.com









