Les belles pièces forgées de l’atelier Terre et Fer
Julien Fraisse, qui a l’âme de forgeron depuis son plus jeune âge, réalise des pièces uniques : du bijou aux sculptures forgées en passant par la coutellerie artisanale à l’atelier Terre et Fer, situé au pied des Sucs Vellaves, sur la commune de Saint-Étienne Lardeyrol. C’est un lieu de création d’objets artisanaux tournés et forgés car, sur place, son épouse Sandrine exerce le métier de céramiste depuis plus de 25 ans.

Qu’est-ce qui vous plaît dans ce métier de forgeron ?
Julien Fraisse : En fait, je suis très manuel depuis mon enfance. J’ai travaillé différents matériaux dans un atelier aménagé chez mes parents. J’ai découvert la forge à l’âge de 16 ans et puis, je précise que mon grand père était forgeron. J’ai récupéré son enclume, sa forge et en effectuant quelques essais, je me suis passionné au métier de forgeron.
J’ai pu faire le parallèle entre l’aspect théorique et technique. Cela fait plus de 20 ans que j’exerce le métier en tant que professionnel.
Quels types de créations réalisez-vous ?
Ce qui m’attire c’est la forge. J’aime quand il y a un travail de l’acier, un déplacement de matière à chaud avec un marteau. Je peux créer une petite boucle d’oreille de 10 grammes, tout comme un garde corps avec un pied de 40 ou 50 kilos forgé dans la masse dans l’acier. Et puis, je réalise des pièces artistiques en collaboration avec mon épouse.
On réalise des objets qui sont beaux et durables, comme par exemple des tires bouchons, avec une petite tête de dragon ou un pampre de vigne. On réalise également des tableaux, des méduses et parfois des sculptures. Le travail avec le feu est un point commun entre la céramique et la forge, cela permet de mélanger notre passion à travers nos créations.
Et de quelles façons ?
Tout commence par un dessin ou un croquis. Il m’arrive de travailler avec mon épouse lorsque l’on réalise une œuvre en commun. En ce qui concerne la forge, je travaille un matériau plein. C’est du travail d’étirage, un travail de volute qui consiste à enrouler un ensemble de courbes, comme celles que l’on retrouve dans une coquille d’escargot.
On étire la matière, on la martèle, on fait du fil. Aujourd’hui, les gens ont du mal à faire la différence entre un travail forgé et un qui ne l’est pas. Il faut donc texturer la matière. On l’obtient par choc, par pliage, par torsadage, en apportant une ligne aérienne.

Vous créez des pièces personnalisées ?
Complètement ! C’est le cas par exemple lorsque l’on me demande de créer des gardes corps. Je m’autorise à les personnaliser et à apporter une touche artistique. Au final, c’est quasiment une sculpture. Dans ces cas-là, je vais voir mon client et après une réflexion commune, je lui propose une création originale, basée sur des prototypes.
Vous proposez également des stages ?
Oui, je fais visiter l’atelier et je propose également des stages d’initiation à la forge.
Qui sont vos clients ?
En règle générale, ce sont des locaux. Ce sont des gens qui ont compris la nature de mon travail et le fait que ce que je fais est forgé. J’arrive aujourd’hui à leur faire comprendre qu’une ferronnerie n’a pas l’obligation d’être peinte. Lorsque l’on se promène à la cathédrale du Puy-en-Velay, ou dans de vieux monuments historiques, on se rend compte qu’il y a des grilles, des barrières, des rampes, qui sont là depuis 500 ans, qui n’ont jamais été peintes.
Elles sont parfois recouvertes de rouille et c’est ma foi, très joli, à la condition que le travail réalisé en dessous soit d’une résistance et d’une qualité suffisante pour durer dans le temps !
Comment se procurer vos créations ?
Le plus simple est de me contacter par téléphone. Ensuite, il y a une prise de rendez-vous et une visite du chantier.
Pratique :
Atelier terre et fer
4, Chambe de Bos – 43260 Saint-Étienne-Lardeyrol
Tél. : 06 82 68 24 74
Instagram Atelier terre et fer











