Le coup de cœur du groupe Souchon Boissons Services pour le Velay
Rémi Souchon est l’invité de ce mois de mars. Il dirige l’entreprise Udivel, grossiste en boissons, qui emploie 28 personnes dans des locaux flambants neufs à Solignac-sur-Loire. Elle est aujourd’hui la propriété du groupe Souchon Boissons Services, qui est basé dans la Loire et qui s’est fixé pour priorité de perpétuer un modèle économique et social en faveur du commerce de proximité et de l’emploi sur un territoire qui ne manque pas d’atouts, celui du Velay. Rencontre.

Le groupe Souchon Boissons Services, c’est d’abord une histoire de famille ?
Rémi Souchon : Oui ! L’entreprise a été créée en 1922 à Firminy par mon arrière grand-père, qui était originaire de Haute-Loire. Pour l’anecdote, il était boulanger à la base et a tenu la boulangerie du Pertuis ! Il a donc décidé de prendre la suite de l’entreprise, avant de passer le relais à mon père.
Elle s’est développée dans les années 90 lorsqu’elle était bien connue sur Saint-Étienne, la famille Rouchon de Pont-Salomon y était associée. Elle s’est appelée d’ailleurs Rouchon-Souchon pendant plus de 22 ans. C’est en 2012 que l’entreprise s’est appelée Souchon Boissons Services. Nous avons fait l’acquisition de la société Udivel fin décembre 2017.
D’autres acquisitions ont également été faites ?
Oui. En Haute-Loire, nous avons repris il y a 8 ans l’entreprise Gilles Crespy au Monastier-sur-Gazeille et la société Verdier à Boussoulet, qui étaient de petits distributeurs locaux. Bayer Boissons et la brasserie Vellavia sont les dernières acquisitions en date.
Que représente le groupe Souchon Boissons Services aujourd’hui ?
110 personnes environ travaillent au sein du groupe Souchon Boissons Services. Il y a en un peu plus de 80 sur le site de la Ricamarie, dans la Loire et on en compte 28 sur celui d’Udivel, à Solignac-sur-Loire. On peut monter jusqu’à 130 personnes sur les deux sites en période estivale. Pour l’anecdote, il y a une cinquantaine d’années, il y avait un marchand de boissons dans chaque ville et chaque village. Il pouvait y avoir le marchand de vin ou de café. Il faut savoir que mes grands-parents fabriquaient de la limonade.
Qu’est-ce qui a incité le groupe à reprendre Udivel ?
En fait, il n’y a que 65/70 km qui séparent le dépôt de Solignac-sur-Loire de notre site de la Ricamarie. On a saisi l’opportunité de reprendre Udivel, car il n’y avait pas de succession au niveau de l’entreprise. Cela prend tout son sens aujourd’hui pour le groupe qui est implanté sur deux départements. C’est important qu’il y ait un dépôt dans la Loire et le Velay pour jouer la carte de la proximité et être réactif au niveau de nos clients.

Avec quels objectifs ?
Tout d’abord, j’aimerais dire quelquechose sur les trois mots qui composent notre l’appellation de notre groupe. Souchon est notre nom, Boissons fait le lien avec notre métier qui est grossiste en boissons et la notion de services est tout simplement notre raison d’être.
Nous sommes là pour les aider, les conseiller, pour les dépanner si nécessaire. Lorsque l’on est grossiste en boissons, cela demande beaucoup de logistique. Ici nous gérons 2.000 références et 3.000 sur le site de Souchon Boissons. On se déplace sur Saugues, Langogne, Yssingeaux et jusqu’à Fix. La bière représente 45% de notre chiffre d’affaires.
Un mot sur le dépôt de Solignac-sur-Loire ?
Auparavant, nous étions locataires de l’ancien dépôt qui avait une soixantaine d’années. Le bâtiment avait du vécu et d’un autre côté notre métier a évolué. Nous avons donc décidé d’investir pour travailler dans des locaux neufs.
Aujourd’hui, nous disposons d’un bâtiment de 3.200 m², sur un terrain de 10.000 m². Il y a 400 m² de bureaux et de parties sociales, 500 m² de quai. Il y a plus de 2.000 m² consacrés au stockage dans un bâtiment qui fait 10 mètres de haut. On a voulu améliorer les conditions de travail de nos équipes grâce à ce nouveau bâtiment qui a permis de faire travailler 90% d’entreprises locales.
Et tout cela dans une démarche éco-responsable ?
Oui. Nous sommes dans des locaux passifs orientés plein sud pour capter l’énergie solaire. Ils sont très bien isolés avec des murs de plus de 50 cm d’épaisseur dans les bureaux. Et puis, nous disposons d’un centre de traitement de l’air qui est équivalent à une VMC double flux.
En décembre dernier on a enregistré -12° à l’extérieur, 10° dans le dépôt qui n’est pas chauffé et 22° dans les bureaux. Et puis, nous récupérons le verre perdu chez nos clients, avant de l’expédier chez un verrier. Enfin, je rappelle que 60% de nos produits sont consignés, que ce soient les fûts ou les caisses.
Avec un espace d’accueil plutôt atypique ?
Oui. On a voulu proposer un accueil assez original qui ressemble un peu à un magasin, à un showroom qui permet de présenter aux clients notre très large gamme de vins, de spiritueux, et de bières, qu’elles soient de réputation mondiale, ou fabriquées de façon artisanale. C’est une façon de les faire patienter dans une notion de plaisir.
Des projets pour l’avenir ?
Aujourd’hui, notre volonté est de pérenniser l’entreprise Udivel, de conserver les emplois et l’activité que nous avons sur le bassin du Puy-en-Velay.
Quels sont pour vous les atouts du territoire du Velay ?
Le fait que les gens d’ici aiment leur territoire, il est important pour eux. Je m’y reconnais totalement dans ma façon d’être et de travailler et ma volonté de faire travailler des gens locaux. Je n’ai rien contre les multinationales, mais je pense que chacun d’entre nous devrait penser à l’aspect local pour pérenniser les activités et les emplois.
Vous avez eu un coup de cœur à titre personnel ?
Oui ! À la base je suis Stéphanois, mais je reconnais aujourd’hui que la vie altiligérienne est plutôt plaisante. On est proche de la nature et il fait bon vivre ici. Les gens sont accueillants, dans un territoire très touristique.
Pratique :
UDIVEL
Grossiste en boissons alcoolisées
Le Fangeas – 43370 Solignac-sur-Loire
Tél. : 04 71 09 59 68
Facebook Udivel Boissons









